Mercredi 7 juilletUn nouveau titre pour le film de Serge Papagalli Alors que le tournage est en cours dans le Trièves, et qu'il se déroule parfaitement bien, Serge Papagalli, après mûre réflexion, a décidé de renommer le titre de son film. Ce sera désormais "7 hectares en pente". Si le film a pour cadre les gens d'ici, il s'adresse surtout aux gens de partout, et ce nouveau titre permet de centrer le sujet autour de la ruralité, et aux graves difficultés qu'elle subie. Papagalli s'interroge, "Mais, y va où le monde des gens qui ont 7 hectares en pente ?" Parce que, si vivre de ses 7 hectares en pente, ce n'est pas une sinécure, on peut être certain que "7 hectares en pente" sera une cure de rires... Vendredi 2 juillet
Enfin, après des mois d'écriture et de réécriture du scénario, Serge PAPAGALLI et son équipe sont à pied d'œuvre dans le Trièves pour le tournage de "Mais, y va où le monde ?". Sa sortie en salle est prévue pour le 23 février 2010. Vous pouvez trouver une série d'articles parus dans le Dauphiné Libéré du 29 juin ci-dessous. ISERE / CINEMA Serge Papagalli tourne "Mais y va où le Monde ?" Serge Papagalli tourne son premier film. Il est pour cinq semaines, devant et derrière la caméra. C'est une ferme assoupie dans un coin du Trièves. Un de ces petits bouts du monde planqués dans l'Isère. Monestier-de-Clermont n'est pourtant qu'à quelques kilomètres, l'autoroute plus près encore et pourtant, tout paraît si loin. Pas de bruit, rien. La chaleur, c'est tout. Un film autour d'agriculteurs C'est une ferme où des cafés courent d'un bout à l'autre d'une grande tablée. Il est 14 heures, hier. Serge Papagalli discute avec le chef opérateur, de l'implantation des caméras. Le tournage de son film "Mais, y va où le monde ?" a débuté le matin même. L'équipe fait une pause. Tout va bien. Premières scènes et premier numéro du comédien. On l'a vu retranché derrière un volet, avec le fusil et la moustache en colère. Véronique Kapoïan, dans le rôle de l'épouse, incapable de le calmer. « Un Dauphinois qui fait péter sa gueule, c'est comme une noix, quand elle est ouverte tu ne peux plus la refermer. » Du Papagalli dans le texte. Une histoire, du rire, des larmes "Mais y va où le monde ?" c'est une « tragédie burlesque » sur la famille Maudru, des agriculteurs de montagne, dont l'exploitation est condamnée à disparaître. « Étranglée » par les banques. La faute à « la mondialisation qui mondialise ». Après des mois d'écriture, Serge Papagalli est pour cinq semaines devant et derrière la caméra acteur et réalisateur d'un projet un peu fou. Un long-métrage, pas une suite de sketchs, non, une histoire, du rire, des larmes, un film quoi ! Et pour cette première semaine en extérieur, le beau temps est là. Les comédiens répètent leur gamme, les techniciens préparent le travelling. Et Valère Bertrand, casque vissé sur la tête, se met vite dans le ton. Les répliques fusent. Les premiers "rushs" sont encourageants. Pendant cinq semaines, les journées vont se découper de scène en scène. Moteur, action, ça tourne... REPÈRES Il a dit « Ce film va être un peu un Ovni, je le reconnais ; dans ce milieu, il y a tellement de gens qui savent, que j'ai décidé de m'en passer... » Serge Papagalli. Les lieux de tournage Le film est tourné dans les environs de Monestier-de-Clermont. Outre la ferme, un collège et une agence d'assurance devraient servir de décor à l'intrigue. Le retour de la famille Maudru La famille Maudru, que l'on a découverte dans "Le Dauphinois libéré", il y a quelque 15 ans, puis dans "On est pas des quand même" est donc enfin portée à l'écran. Présenté au festival de l'Alpe d'Huez Après cinq semaines de tournage de fin juin à fin juillet, "Y va où le monde ?" sera présenté à L'Alpe d'Huez et distribué en février 2011. F.A (Le Dauphiné Liberé) ________________________________________________ ISERE / SERGE PAPAGALLI EN TOURNAGE Les grandes étapes du projet expliquées par les producteursComment financer le film Un film c'est avant tout un scénario. Pour" Mais, y va où le monde ?", Serge Papagalli l'a réécrit sept fois. Il a ensuite travaillé le découpage scène par scène, en indiquant les dialogues et l'implantation des caméras. Puis il a défini un plan de travail, qui programme les scènes à tourner chaque jour. Et tous les jours l'assistant-réalisateur, remet la feuille de route du lendemain. Ce film a vu naître une société de production "Quand même productions", réunissant deux producteurs : Joel Langlois (J.L productions) et Pierre de Gardebosc (programmateur, distributeur de films (MC 4) et directeur artistique de festivals). Le film bénéficie également de l'aide du Conseil général de l'Isère et connaîtra aujourd'hui la décision de Rhône Alpes cinéma. Enfin, le réalisateur Jamel Bensallah devrait apporter son fonds de soutien généré par ses films, dont le dernier "Neuilly sa mère". Est-ce que cela sera suffisant ? « Si on attend d'avoir le financement total du film, on ne démarre jamais », explique Pierre de Gardebosc. Le complément sera apporté par un prêt à une banque. Le film devrait coûter entre 350 000 et 400 000 euros (contre 6 à 7 millions d'euros en moyenne pour un film français, même si "Les petits ruisseaux" n'a coûté que 1,2 million). « Sur le projet de Serge, il y a eu un effort de tout le monde pour que le film se fasse », confie Joël Langlois. Que se passe-t-il du tournage au montage? Le tournage d'une durée cinq semaines (25 jours effectifs avec repos le samedi et dimanche) rassemble entre 20 et 25 personnes par jour : acteurs, réalisateur, assistant-réalisateur, chef opérateur, preneur de son, régisseur, éclairagiste, scripte, maquilleur... On tourne trois minutes utiles par jour. Sachant que l'on peut faire jusqu'à 20 prises. Viennent ensuite le montage et la post-production, le mixage, l'étalonnage. Et comme le film est tourné en numérique, il faudra faire un kinescopage pour le passer en 35 mm et permettre aux salles de cinéma non équipées en numérique de l'accueillir. En septembre, le film devrait être fini ou presque. Une réunion sera alors organisée pour définir son lancement : l'affiche, la bande-annonce, comment faire du buzz sur le net... Comment le film sera-t-il distribué? Le film sera présenté au festival de l'Alpe d'Huez avant sa sortie en salles le 23 février, en même temps que le salon de l'agriculture. Sur les 25 copies, une ou deux seront destinées à Paris, le reste pour la région, dans des cinémas et dans des salles des fêtes par le biais d'un tourneur. L'objectif est d'obtenir de 100 000 à 200 000 entrées. (Le Dauphiné Liberé) ________________________________________________________________ ISERE / SERGE PAPAGALLI EN TOURNAGE «Il y a un vrai plaisir à travailler en équipe » Trois questions à Serge PAPAGALLI, acteur et réalisateur du film "Mais, y va où le monde ?"  Comment se passe ce début de tournage ? « Tout se passe bien depuis ce matin. L'équipe de tournage, qui pourtant ne se connaissait pas, n'a pas eu de période de latence. Et moi, cela me fait du bien que le tournage commence, j'attendais cela depuis des mois, la phase d'écriture a été longue, d'autant plus que j'ai mené de front l'écriture du film et une pièce de théâtre. Aujourd'hui, après ce travail en solitaire épuisant, il y a un vrai plaisir de travailler en équipe. » Rêviez-vous depuis longtemps de réaliser votre propre long-métrage ? « J'ai déjà participé à une trentaine de films, mais là c'est un long-métrage que je réalise, c'est un vieux rêve. Quand j'avais 35 ans, j'écrivais un synopsis par semaine sans que cela n'aille plus loin. Aujourd'hui, les choses me rattrapent. Du coup, on essaie d'avoir l'énergie que l'on avait à 35 ou 40 ans. » Comment vivez-vous la difficulté d'être en même temps devant et derrière la caméra ? « Vous savez, depuis 38 ans, j'écris, je joue et je mets en scène, sans être prétentieux, je sais ce qu'est la direction d'acteurs. Pour ce film, il y a le chef opérateur, mon assistant... je me suis entouré de gens compétents. Et puis, je peux m'appuyer sur un gros travail réalisé en amont. Je viens avec un scénario réécrit sept fois. Sur un document, j'ai dessiné tous les plans de caméras et tout le découpage pour le montage est déjà prêt. C'est différent du théâtre, on a d'autres plaisirs et c'est passionnant. Ce film, je l'ai écrit sur un rythme musical, avec des tempos lents, d'autres plus rapides. Ce n'est pas un clip, avec des séquences très courtes, il y a des plans séquences d'une minute et la steady cam (caméra qui permet des mouvements) ne sera utilisée que quand il le faudra. Il y en a marre de ce cinéma qui va trop vite. » Propos recueillis par F.A (Le Dauphiné Liberé) _________________________________ ISERE / SERGE PAPAGALLI EN TOURNAGE La famille Maudru interprétée par la bande de fidèles Serge Papagalli campe Aimé, le père Maudru. Son épouse Louise, la mère, est interprétée par Véronique Kapoïan. Christiane Papagalli, l'épouse de Serge à la ville, joue le rôle de la belle-sœur, Françoise, institutrice lyonnaise à la retraite et végétarienne. Elle est donc mariée au frère d'Aimé, Bernard, à qui Daniel Gros prêtera ses traits. Paysan reconverti, il tente de faire fortune dans l'huile de noix bio. Aimé et Louise ont un fils unique, Fernand, (Valère Bertrand) « célibataire pour longtemps ». Louise a quant à elle deux cousins, Joseph (Gilles Graveleau), qui, militant et syndiqué, ne jure que par la lutte paysanne, et Désiré (Stéphane Czopek), qui n'a pas supporté de faire des études.  Véronique Kapoïan Daniel Gros Gilles Graveleau Christiane Papagalli ________________________________________________________________________________ SUR FRANCE 3
Retrouvez également Serge Papagalli sur le tournage, avec ce reportage de France 3. 
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